Segolène s'exprime

 

Sur la rémunération des grands patrons :

"C'est le Parlement qui doit légiférer" pour limiter la rémunération de certains dirigeants de grandes entreprises, car "là où la morale est en faillite, la loi ne doit pas faillir".

"Soit on soumet les super bonus à l'impôt, soit on fait une loi qui interdit le versement de bonus dans les entreprises qui reçoivent des fonds publics, dans les entreprises qui font des plans sociaux ou dans les entreprises qui ne sont pas bien dirigées".

"En France, nous avons un discours du président sur la morale mais nous n'avons pas les actes", a déploré Mme Royal soulignant que "les salariés sont révoltés". Pour Ségolène Royal, "soit on met en place une loi soit on met en place une ponction via l’impôt".

Ségolène Royal fait un parallèle entre la situation économique française et américaine. "Barack Obama est lui capable de mettre des règles là où Nicolas Sarkozy n’a pas eu de réponse". Par exemple sur les rémunérations des grands patrons. "Obama va légiférer pour soumettre les bonus à l’impôt.

"La responsabilité d'un chef d'Etat en période de crise économique, sociale, morale aussi grave que celle que nous traversons aujourd'hui, ça n'est pas de dresser les Français les uns contre les autres, c'est au contraire de construire de la cohésion sociale et la cohésion elle s'appuie sur trois piliers : premièrement la justice, deuxièmement le respect du mouvement social et troisièmement donner un cap", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes.

Sur les paradis fiscaux :

Ségolène Royal pense qu’il "est urgent de contrôler les flux financiers à l’échelle planétaire pour que la finance soit mise au service de l’économie et l’économie au service du progrès social". "Le système financier actuel est immoral car il détruit les valeurs humaines".

Sur le secteur automobile :

Ségolène Royal dénonce la lenteur de l'Etat. "Nous [la région Poitou-Charentes], nous donnons 5 millions d’euros, mais nous garantissons aussi la moitié des prêts bancaires pour aider Heuliez à sortir de la crise. Et surtout nous avons lancé l’appel à projet qui a permis à l’entreprise de créer la voiture électrique Friendly".

"Comment expliquez-vous que l’Etat soit si lent pour intervenir dans une entreprise automobile qui réussit sa mutation industrielle et qui est prête à mettre sur le marché une voiture électrique autonome sur 200km dont le prix de revient aux 100km est de 1 euro ?"

Et d'ajouter, "Barack Obama vient de mettre 2,5 milliards de dollars sur la voiture électrique et nous en France, l’Etat pinaille pour 10 millions d’euros".

Ségolène Royal conclut son intervention sur un thème qui lui est cher : la croissance verte. "Le rôle de l’Etat, c’est de soutenir les entreprises qui innovent et de relever les défis du futur or la croissance verte est un défi du futur."

 



Article ajouté le 2009-03-26 , consulté 12 fois

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